Ecocert, une société de contrôle et de certification agréée
par les pouvoirs publics, existe depuis 1991 et délivre le label
"Cosmébio". Elle est issue de l'A.C.A.B. (Association des Conseillers
en Agriculture Biologique, 1978). Ecocert a défini une charte Ecocert
concernant les cosmétiques écologiques et biologiques, qui oblige à un niveau
d'exigence supérieur à celui de la réglementation conventionnelle des produits
cosmétiques et qui garantit une réelle pratique du respect de l'environnement.
Le label Cosmébio écologique et biologique BIO garantit que
l’on retrouve au minimum sur le produit fini 95 % d’ingrédients naturels, 10 %
d’ingrédients bio sur le total des ingrédients et 95 % d’ingrédients BIO sur le
total des ingrédients végétaux
Et au maximum 5% d’ingrédients de synthèse.
Le label Cosmébio écologique ECO garantit que l’on retrouve
au minimum sur le produit fini 95 % d’ingrédients naturels, 5% d’ingrédients
BIO et 50 % d’ingrédients BIO sur le total des ingrédients végétaux et au
maximum 5% d’ingrédients de synthèse.
Nature et
Progrès
Nature et Progrès est une association qui existe depuis une
trentaine d'années. Elle regroupe des producteurs agricoles, des fabricants de
cosmétiques et des consommateurs. Que ce soit en alimentation ou en
cosmétiques, son but est de faire des produits qui respectent les lois de la
nature et utilisent le moins possible d'éléments de synthèse. Depuis 1997, le
label "Cosmétique bio écologique" a permis aux fabricants de se
mettre aux normes de la cosmétique naturelle. Ce label garantit que le produit
est bio, c'est-à-dire qu'il ne contient pas de produits, de parfums ni de
colorants de synthèse.
LA
CHARTE NATURE ET PROGRES : Un triple objectif écologique, économique
et social.
Chez NATURE & PROGRES, producteurs, transformateurs,
fournisseurs, distributeurs et consommateurs sont liés par une charte commune.
Cette chartre à laquelle tous souscrivent, propose une altenative concrète et
performante aux désordres écologiques, technologiques, sanitaires et humains de
l'agriculture industrielle.
NATURE & PROGRES :
pour que l'écologie fasse ses preuves sur le terrain
Respecter les équilibres naturels, les terroirs, les climats
et les paysages.
Préserver les sols, protéger la terre, planter pour les
générations futures.
Refuser les méthodes de culture polluantes sui laissent dans
l'alimentation des résidus toxiques ou malsains.
Eviter tout gaspillage d'énergie
Favoriser une technique écologique de pointe à tous les
échelons de la filière : cultures protégées par des antiparasites biologiques,
transformation peu consommatrice d'énergie, emballages biodégradables,
distribution limitant les transports.
NATURE & PROGRES :
pour un réalisme économique à échelle humaine
Aider les petites exploitations à survivre en produisant la
qualité plus que la quantité et promouvoir une répartition équitable des
revenus entre la production, la transformation et la distribution.
Réorganiser la filière en privilégiant les circuits courts
et les produits régionaux.
Favoriser un partenariat local, régional, national puis
international.
Encourager les reconversions progressives et réalistes et
ouvrir la filière à de nouveaux acteurs.
Développer la mention Nature & Progrès comme une garantie
de qualité, améliorer la diffusion des produits issus de l'agrobiologie en
créant une véritable distribution bio et en informant le public.
NATURE & PROGRES :
pour une solidarité sociale efficace et pragmatique
Etablir un contact direct entre le producteur et le
consommateur.
Privilégier la coopération au détriment de la compétition
commerciale.
Répartir la rentabilité des produits à tous les échelons de
la filière.
Maintenir les paysans à la terre en leur garantissant un
rapport travail-revenu décent et lutter contre la désertification des
campagnes.
Alléger les charges des paysans par tous moyens juridiques,
fiscaux et associatifs.
Privilégier la solidarité de la filière dans toutes les
régions de France, mais aussi sur le plan international en développant
l'agrobiologie dans les pays du Tiers-Monde.
Label BDIH :
LA PHILOSOPHIE
1. La protection de la nature
Lors de l’exploitation des matières premières utilisées, on
veille à ce que la nature soit peu perturbée et à ce qu’elle soit conservée
dans son mode de vie, tout en prenant tout particulièrement en considération la
protection des animaux et des espèces. On refuse les interventions par
manipulation génétique au niveau du patrimoine héréditaire des animaux et des
plantes.
2. Transformation soigneuse
La transformation des matières premières en préparations cosmétiques doit se
faire avec précaution et subir peu de processus chimiques.
Les emballages doivent être économes et respectueux de l’environnement.
3. Compatibilité des produits
Par suite d’une pollution croissante, de plus en plus de gens font des
allergies à certains composants en particulier aux colorants et conservateurs
synthétiques.
Les cosmétiques naturels contrôlés renoncent à ces substances. Et ils
n’emploient que des substances au faible potentiel allergénique.
LES CRITERES
1. Matières Premières Végétales autant que possible issues
de :
- culture biologique contrôlée (kbA), en considération de la qualité et de la
disponibilité
- cueillette sauvage biologique contrôlée
2. Protection des animaux
- on ne réalise de tests sur les animaux ni au cours de la fabrication ni au
cours du développement ou du contrôle des produits finaux, ni au passage de la
commande.
- les matières premières qui n’étaient pas encore disponibles sur le marché avant
le 01.01.1998 ne doivent être utilisées que si elles n’ont pas fait l’objet de
tests sur des animaux. Les essais sur les animaux qui ont été réalisés par des
tiers restent ici exclus, essais qui n’ont pas été pris en charge à
l’instigation du client et qui n’y sont pas non plus liés sur le plan du droit
des sociétés ou au niveau contractuel.
- le recours à des matières premières issues de vertébrés morts (p.ex. graisse
de baleine, huile de tortue, huile de vison, graisse de marmotte, graisse
animale, collagène animal et cellules nouvelles) n’est pas autorisé.
3. Matières premières minérales
Le recours à des sels inorganiques (p.ex. sulfate de magnésium) et à des
matières premières minérales (p.ex. chlorure de sodium) est en principe
autorisé. Pour les exceptions, cf. point 5.
4. Matières premières à intervention réduite
Pour la fabrication de cosmétiques naturels, on peut utiliser des composants
qui ont été extraits par hydrolyse, hydrogénation, réaction d’estérification,
transésterification ou autres fissions et condensations des substances
naturelles suivantes:
-Graisses, huiles et cires
-Lécithine
-Lanoline
-Mono-, oligo- et polysaccharide
-Protéine et lipoprotéine
Le recours concret aux matières premières réglemente la liste positive actuelle
pour le développement et la fabrication des cosmétiques naturels contrôlés.
5. Renoncement délibéré
-aux colorants organiques synthétiques
-aux substances aromatiques synthétiques
-aux matières premières éthoxylées
-à la silicone
-à la paraffine et autres produits dérivés du pétrole
Le critère d'autorisation pour les substances odorantes naturelles est la norme ISO 9235.
6. Conservation
Pour la sécurité microbiologique des produits, seuls certains conservateurs à
l’état naturel sont autorisés outre les systèmes de conservation naturels:
-acide benzoïque, ses sels et éthylester
-acide salicylique et ses sels
-acide sorbique et ses sels
-alcool benzyl
En cas de recours à ces conservateurs, il est obligatoire d'ajouter :
"conservé avec ... [nom du conservateur]".
7. Pas de rayonnement radioactifs
Il n’est pas permis de désinfecter les matières premières organiques et les
produits finaux cosmétiques au moyen de rayonnement radioactif.
8. Contrôles
Le contrôle du respect des critères cités ci-dessus est assuré par des
instituts de contrôle indépendants. Le respect des critères est prouvé par la
marque de contrôle propre à l’association.
AUTRES OBJECTIFS
1.Conditions préalables concernant les matiéres premières :
-Transparence au niveau du procédé clair lors de la fabrication
-Explication cohérente au consommateur
2.Intervention active contre le génie génétique :
- Etant donné que le génie génétique est controversé au niveau de l’agriculture
et n’est pas recevable d’un point de vue écologique, la culture biologique est
encouragée et on pratique une intervention active contre les substances
végétales et animales génétiquement modifiées.
3.Compatibilité avec l'environnement :
-Exclusivement des matières premières sources naturelles si possible certifiées
selon l’ordonnance écologique EG (ordonnance EG sur l’agriculture écologique)
-Procédés de fabrication respectueux de l’environnement
-Exploitabilité optimale des matières premières et des produits finis
-Emballages économes respectueux de l'environnement et recyclables
-Maintien des bases vitales naturelles
4.Compatibilité sociale :
-Matières premières issues autant que possible du Commerce Equitable et de
projets du Tiers-monde
-Emploi et évacuation des déchets
-Entente collégiale